Motifs

 

« Motifs » un ballet chorégraphié par Pierre Pontvianne sur la scène du Théâtre du Colisée à Biarritz dans le cadre du festival Le temps d’aimer la danse est un duo au graphisme dynamique, délicat, en mouvement perpétuel.

 

Selon Pierre Pontvianne « la danse, ça ne se raconte pas, ça se regarde ».
Certes comme tout spectacle qui se produit sur une scène, mais essayons au travers de quelques mots, quelques phrases retranscrire les sensations que ce duo de danseurs de la Compagnie Parc a provoquées, a suscitées dans notre conscient, notre subconscient.

Deux danseurs, une femme, un homme, Marthe Krummenacher et Paul Girard ont pendant près d’une heure mêlé leurs corps par l’expression de leurs mains qui se liaient, qui ne faisaient plus qu’une.

La danse, ça se regarde, eh bien deux ensembles d’images me sont apparus pendant cette performance quelque peu déstabilisante.
Pour ceux qui ont connu les fonds d’écrans d’ordinateurs qui bougent aux graphismes sinusoïdaux, eh bien c’est l’image qui m’est apparue en premier avec ce duo de danseurs.

Des motifs aux lignes courbes sans cesse en mouvements sur la totalité de l’écran, de la scène, pour éviter qu’un point lumineux, qu’une main, qu’un corps, viennent endommager l’écran, le plateau, traversé en son temps par une ligne d’un jaune profond signe d’un début et d’une fin de ballet.

Dans un deuxième temps avec l’audition d’un chuchotement presque permanent d’une voix de femme en fond sonore, agrémenté ensuite de quelques notes de piano bien détachées pour finir sur une partition bien enchaînée, le tout dans un jeu de lumières très nuancé de Valérie Colas, les corps qui par leurs mains étaient en perpétuel mouvement dans ce que j’ai vu comme un ventre d’une femme, ont fini par se séparer telle la délivrance de jumeaux goûtant aux joies de la liberté. Chacun pouvant dans l’expression de sa liberté trouver son espace vital, son pré carré.

Des chemins de vie particuliers dont il m’est difficile de choisir leur teneur.
Deux danseurs pleinement investis dans leur passion de l’expression corporelle. Des regards, des attitudes qui en disent long sur leur complicité dans une performance dynamique à l’intimité assumée.

Ce ballet créé en 2014 garde toute la saveur d’un travail exigeant, nécessitant une précision d’interprétation sans cesse renouvelée, même si l’apparence des mouvements donne l’impression d’un copier-coller permanent, dans une poésie des corps mis en exergue par la chorégraphie à l’écriture exigeante de Pierre Pontvianne sur une musique de Benjamin Gibert.

Un très beau couple sur scène composé de Marthe Krummenacher et Paul Girard qui a prêté ce soir son expression, mis à nu son intimité, coloré par ces motifs aux formes enivrantes.

« Motifs » au Théâtre du Colisée à Biarritz, le 15 septembre, prochaines représentations de ce ballet le 09 novembre sur la Scène nationale de Foix et les 26 et 27 janvier 2023 à l’Atelier de Paris CDCN

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